Skip to content Skip to footer

Episode 7 – A ma place

(ou pourquoi je suis fière, même cabossée)

Avec le recul, quand je regarde le chemin parcouru, je ne vois pas une ligne droite, mais une succession de détours, de pauses, d’élans et de retours en arrière, tous nécessaires pour m’amener exactement là où je suis aujourd’hui.

Rien ne s’est fait sans effort.
Rien ne s’est fait sans doute.
Et surtout, rien ne s’est fait sans transformation intérieure.

Les choix que j’ai posés ont parfois semblé simples vus de l’extérieur, mais ils ont été nourris de longues nuits blanches, de remises en question profondes, de moments où l’égo en prenait un coup, et d’autres où la fatigue me faisait douter de tout.

Grandir avec ses choix

Il a fallu apprendre à composer avec le quotidien, à jongler entre mes différentes casquettes — maman de deux ouragans, compagne d’un ours merveilleux, enseignante, étudiante, femme en chemin — tout en acceptant que l’équilibre parfait n’existe pas.

Il y a eu des prises de tête sur l’organisation, des agendas surchargés, des journées trop courtes, et parfois même des luttes acharnées avec l’ours.

Mais malgré tout cela, je sentais que je me rapprochais de quelque chose de profondément juste, de profondément aligné, et cette sensation-là me donnait l’énergie de continuer.

Se réaliser pour mieux accompagner

En avançant sur ce chemin, j’ai découvert quelque chose d’essentiel : en me réalisant moi-même, je développais aussi la capacité d’accompagner les autres avec plus de présence, de respect et de douceur.

Ce que j’apprenais, ce que je vivais, ce que je traversais, venait nourrir ma manière d’être au monde, que ce soit dans ma vie de famille, dans ma classe ou dans l’accompagnement périnatal.

Peu à peu, j’ai compris que mon rôle n’était pas de guider, encore moins de savoir à la place des autres, mais d’être là, pleinement, pour permettre à chacun et chacune de faire ses propres choix, en conscience et en confiance.

Et maintenant ? 

Aujourd’hui, je peux dire que je suis fière.
Pas fière au sens de « regardez ce que j’ai accompli », mais fière d’avoir écouté cette petite voix intérieure, même quand elle murmurait plus qu’elle ne criait.

Fière d’avoir pris le temps.
Fière d’avoir douté.
Fière d’avoir osé.

Et surtout, fière de savoir que ce chemin, aussi personnel soit-il, peut désormais devenir un espace de rencontre, de soutien et de partage pour d’autres.

A nous de jouer

Si je t’ai raconté tout cela, ce n’est pas seulement pour parler de moi, mais pour te dire que les chemins ne sont jamais tout tracés, et que parfois, c’est en acceptant de se perdre un peu qu’on se trouve vraiment.

Alors maintenant, c’est à nous de jouer.
Toi et moi.