(ou comment un simple mail peut parfois changer beaucoup de choses)
Après cette fameuse discussion, l’idée ne m’a plus quittée.
Elle s’est installée là, tranquillement, sans faire de bruit, mais avec cette constance qui finit par devenir impossible à ignorer.
Je n’ai pas pris de décision immédiate.
Je ne me suis pas réveillée un matin en me disant « c’est aujourd’hui que je change de vie ».
Mais j’ai commencé à chercher, à lire, à explorer, comme on le fait quand on sent qu’un fil mérite d’être tiré, même si on ne sait pas encore jusqu’où il mènera.
C’est ainsi que je suis tombée sur les Facultés Cybèle et sur leur école de doulas.
Et très vite, un détail a attiré mon attention : l’école était basée en Belgique.
Un signe, peut-être.
Ou simplement une coïncidence.
Mais à ce stade, j’avais déjà appris à me méfier des simples coïncidences.
Un pas miniscule mais décisif
J’ai longtemps regardé leur site.
Lu et relu les pages.
Pesé chaque mot, chaque proposition, chaque valeur mise en avant.
Et puis, un jour, sans grande cérémonie, j’ai envoyé un mail.
Un mail simple.
Presque anodin.
Mais chargé de toutes ces réflexions accumulées depuis des mois, voire des années.
La réponse est arrivée dans la journée.
Le lendemain, j’avais un rendez-vous téléphonique.
Autant dire que, tout à coup, le rythme venait de changer.
Quand la résonance est immédiate
Lors de cet échange, la directrice m’a parlé de sa vision, de l’accompagnement des familles, du rôle de la doula, mais aussi du coaching périnatal, de la place laissée aux parents, de l’autonomie, de la responsabilité et du respect des choix.
Je l’écoutais, et plus elle parlait, plus je sentais cette sensation familière : celle de me reconnaître dans ce qui était dit, sans avoir besoin de forcer quoi que ce soit.
Ce n’était pas une révélation spectaculaire, mais plutôt une révélation attendue, presque douce, qui me donnait le sentiment que tout ce que j’avais traversé jusque-là trouvait enfin une cohérence.
Et puis, comme pour ajouter une touche finale à ce tableau déjà bien aligné, elle m’a annoncé qu’une session en présentiel commençait un mois plus tard… et qu’il restait une place.
L’ours toujours
Avant de répondre, j’ai pris le temps de faire ce que j’avais appris à faire avec les années : demander du soutien.
J’ai interrogé l’ours.
Pas sur le sens du projet — il le comprenait déjà — mais sur la logistique, l’organisation, le quotidien, toujours très concret quand on vit avec deux ouragans à la maison.
Il m’a regardée, m’a écoutée, et m’a soutenue.
Sans hésitation.
Comme il l’avait toujours fait.
Oui, j’ai vraiment un ours fabuleux.
Le saut
Dans la journée, j’étais inscrite.
Ce n’était pas un saut dans l’inconnu total, mais c’était tout de même un pas important, celui qui transforme une idée en réalité, un désir en engagement.
À ce moment-là, je ne savais pas encore exactement ce que cette formation allait bouleverser en moi, ni tout ce qu’elle allait remuer, mais je sentais que j’avais fait le bon choix.
Un choix aligné.
Un choix mûri.
Un choix assumé.




