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Episode 1 – Le début du début

(ou  comment j’ai accumulé beaucoup trop  de casquettes sur une seule tête)

Octobre 2020

Je m’appelle Marie, j’ai 37 ans.
Je suis la maman de deux ouragans de 7 et 4 ans, l’épouse d’un ours merveilleux, enseignante auprès d’ados extraordinaires.

Je suis aussi une fille, une amie, une cousine, une marraine…
C’est fou le nombre de casquettes que l’on peut empiler sur une seule tête sans jamais se demander si elle va tenir.

Depuis quelque temps maintenant, je peux aussi dire que je suis doula et future haptonome.

Mais revenons au début du début.
Parce qu’on ne décide pas un matin, entre le café et le brossage de dents, d’exploser son petit train-train quotidien.

 

Petit cyclone sur  scène

Lorsque j’étais enceinte de mon premier enfant — appelons-le petit cyclone — j’ai eu une chance incommensurable : être écartée de mon travail avec un reclassement plutôt très cool… et un dernier trimestre à la maison.

Autrement dit, je me suis regardée pousser le nombril.
Et franchement ? C’était top.

Pendant que petit cyclone réaménageait joyeusement mon intérieur, j’ai pu tout prévoir pour son extérieur.
Je lisais, je m’informais, j’envisageais mille scénarios possibles.

Et puis un jour, à 20 semaines d’aménorrhée, j’ai réalisé :
Wow… j’en suis déjà à la moitié.

C’est là que j’ai compris un truc fondamental :
petit cyclone, il allait falloir le faire sortir.

Étrangement, cette perspective m’a semblé beaucoup moins évidente que de lui acheter des bodies taille naissance.
Comme quoi, les priorités…

Quand le médecin n’a rien à dire (ou presque)

J’ai donc posé la question à mon précieux médecin :
« Et pour l’accouchement, vous en pensez quoi ? »

Réponse : pas grand-chose.

Force a été de constater que si les gynécologues sont des pointures pour surveiller une grossesse, quand il s’agit de conseiller vers un autre type de soutien… c’est l’encéphalogramme plat. Ou presque.

(Pardon gygylove. Malgré tout, toi, tu restes le meilleur.)

Merci Internet. Vraiment.

Je me suis donc tournée vers cette ressource inépuisable qu’est Internet.
Riche en informations.
Parfois très riches.
Parfois franchement moisies.

Entre deux rayons de bodies et de biberons, au gré de discussions entendues ici et là, un mot a commencé à revenir : haptonomie.

Je creuse. Je lis. Je regarde des vidéos.

Et là… comment dire…

Je tombe sur une vidéo perturbante.
Des gens peu vêtus.
Des moustaches.
Une ambiance étrange.

Brrrrrrrr.

À ce moment-là, je me suis sérieusement demandé si je n’étais pas en train de basculer dans une secte improbable.

Spoiler : non

Malgré tout, j’ai trouvé une haptonome pas trop loin de chez nous.
Et nous nous sommes lancés, mon ours et moi.

Avec quelques doutes.
Beaucoup d’appréhensions.
Et une certaine peur de tomber sur une version live de la fameuse vidéo.

Mais ça…
C’est une autre histoire.